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 Explications et démystification de la folie

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MessageSujet: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 16:01

(edit : version finale)



Démystifications de la folie dans son contexte social

(voir page 2, car "La longueur de votre message dépasse la limite autorisée).


Dernière édition par Gros waf waf le Mar 23 Déc 2008, 17:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 16:24

ahhhh non

tu te depersonnalise pas du tout
cest surper interressant ce que tu dis là. J'y pense mais ça vourai dire que toutes les therapies psychologiques, psychogenetiques, psychiatriques, etc, seraient un moyen de permettre au sujet-patient soit de develloper son psychisme (donc de lui apprendre des choses sur lui et sur quelque chose de magique en lui), soit de le freiner (donc dans ce cas de ralentir un devellopement psychique et "magique" inedequate).
Trés interressant.

j'en viens à me poser une question tout autre, si ce que tu dis est vrai alors on peut postuler pour une existence d'un lien entre la psyché et l'esoterisme? Je pense que oui. Bien sur le sens du mot "magique" sera ici totalement brouillé car il depassera le cadre stricte des rituels et des incantations. À ce sujet je crois que ces rituel et patati et patata ne sont en fin de compte que des symptomes d'une ignorance et d'une non acceptation de l'icompréhensible (que l'on qualifiera d'esoterisme)

wahhh toi t'es mon pote. je t'invite à venir reflechir sur le forum metapsychique (onglet "un peu de science") sur tout ceci.
à bientot j'espere
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 16:51

Bonjour lechat du comté Very Happy

Je suis heureux de ta réponse, et je vais essayer d'y répondre bien.

1/ J'ai volontairement oublié de préciser que j'ai lu une quantité quasi astronomique de littérature psychologique et magique (avec pour souci de faire des liens entres les deux domaines), et je suis déjà parvenu à des conclusions que je souhaite partager et soumettre aux autres lecteurs, afin d'en distinguer d'éventuelles véracités.

2/ Pour ton premier paragraphe, je relativise d'emblée en précisant que si oui, les (bons) psychologues et psychiatres peuvent être assez aisément comparés à des prêtre ou chaman (un soin psy n'est il pas comparable à une forme d'exorcisme d'où l'on a expurgé les connotations et rituels religieux ? ^^), il faut quand même savoir qu'il existe plusieurs "écoles" dans la pratique thérapeutique.

Certains psychiatres sont très axés sur les médicaments et le bien être physique (leur credo : "la santé mentale passe par la santé physique"), et ne veulent pas entendre parler du fait spirituel, ou d'ésotérisme, car ils se sont persuadés plus ou moins par choix que le discours ésotérique est à associer sans ambiguité au discours délirant, et donc inutile et source de confusion mentale.

D'autres psychiatres / psychanalyses, font le pont entre les deux domaines (psy et ésotérisme) avec l'école jungienne (Karl Gustav Jung), ce dernier ayant étudié et formalisé de façon extraordinaire et époustouflante pour le novice toute la psyché humaine, son contenu apparemment réel (dans le sens que tout ça existe bel et bien), et donc compose avec dans leur relation avec leur patient.

(ils n'ont pas de préjugés ou à priori sur le discours délirant / ésotérique, en le considérant comme un contenu oral sémantique comme un autre, le but n'étant pas pour eux d'en vérifier la véracité, mais que le patient aille mieux (verbalisation, défoulement des pensées, perlaboration).

Mais tout ce qui touche à un cadre institutionnel, d'état, oblige à respecter une éthique, des règles, qui font passer en priorité le bien être des patients, et aussi hélas de les surveiller plus ou moins pour éviter d'éventuel passages à l'actes illégaux (violences, physiques, verbales, coercitifs, etc) Sad

Les médecines dites alternatives (reiki, yoga, méditation et que sais je de mémoire), ont franchies le pas, et n'éprouvent aucun scrupule à évoquer et parler de points et domaines sur la spiritualité.

Au contraire, elles (les médecines dites alternatives) estiment, affirment que le fait spirtuel est une évidence, et que la psychanalyse psychologie moderne occidentale occulte pour des raisons politiques et de choix d'éthique ou de croyances des points que j'estiment personnellement comme acquis depuis longtemps.

Pour ne citer que quelques exemples pour me faire comprendre facilement : corps énergétiques, chakras, travail des facultés intellectuelles et psychiques (aboutissant à la parapsychologie et la psychiurgie par exemple).

3/ Pour ton 2e paragraphe, j'ai là aussi les réponses :

a/ il est évident que c'est la psyché de l'humain qui est à la base et la source des possibiltés de l'Art magique. C'est en quelque sorte le siège des énergies mentales, le lien entre le conscient et l'inconscient, ce dernier étant comparable à la porte, au seuil des perceptions et travaux psy.

Pour en savoir plus, se référer à ce qu'est la psyché, qui est un terme générique qui regroupe une quantité importante de notions psychologiques (pour ne pas dire toutes). Son synonyme anciennement utilisé est "l'âme", et est encore utilisé sans trop de distinction dans les écrits sur la psycho.

L'âme... Elle même composée des facultés intellectuelles (appelée esprit), du corps émotionnel (les sentiments et émotions), le conscient (perception de soi dans l'instant présent, lucidité), l'inconscient, ce dernier étant tellement vaste que j'en parlerais une autre fois.

4/ Pour finir avec l'histoire des rituels, c'est la distinction toute simple entre magie rituellique (avec des artefacs outils matériels), et la psychiurgie, ce dernier qui le représenterait dans sa pratique concrete n'ayant besoin de strictement rien pour pratiquer des formes de parapsychies... Que son âme...

Enjoy mon style les amis. cheers

lechat ducomté dechester a écrit:
ahhhh non

tu te depersonnalise pas du tout
cest surper interressant ce que tu dis là. J'y pense mais ça vourai dire que toutes les therapies psychologiques, psychogenetiques, psychiatriques, etc, seraient un moyen de permettre au sujet-patient soit de develloper son psychisme (donc de lui apprendre des choses sur lui et sur quelque chose de magique en lui), soit de le freiner (donc dans ce cas de ralentir un devellopement psychique et "magique" inedequate).
Trés interressant.

j'en viens à me poser une question tout autre, si ce que tu dis est vrai alors on peut postuler pour une existence d'un lien entre la psyché et l'esoterisme? Je pense que oui. Bien sur le sens du mot "magique" sera ici totalement brouillé car il depassera le cadre stricte des rituels et des incantations. À ce sujet je crois que ces rituel et patati et patata ne sont en fin de compte que des symptomes d'une ignorance et d'une non acceptation de l'icompréhensible (que l'on qualifiera d'esoterisme)

wahhh toi t'es mon pote. je t'invite à venir reflechir sur le forum metapsychique (onglet "un peu de science") sur tout ceci.
à bientot j'espere
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 17:08

le chat du comté je ne trouve pas la section : "un peu de science" Sad

je vais chercher un peu dans la partie metapsychique...

bien à toi
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 17:30

je enjoy entierement
je suis content que tu parles de Jung. Je suis moi même etudiant en psychologie et je m'interresse à son travail de prés, cependant, aimer Jung dans une fac Freudienne c'est comme lacher une souris grasse dans une cage de verre rempli de chats affamés.

Je pense que Claude Levi Strauss peut aussi apporter quelque chose d'interressant à ce que tu racontes. Son travail ethnologique sur certaines tribus (j'ai peur de me tromper mais amazonienne je crois).
Par contre je note une chose importante dans ce que tu dis: à propos des medecines alternatives. Je pense qu'il y a une derive de ses formes de traitements vers des formes de remedes miracles, et qui non seulement a touché les methodes ancestrales (yoga, etc) mais egalement des domaines plus spirituels, dont l'esoterisme.

En ce qui me concerne je pense qu'avant d'etre "magicien" il faut se connaitre un minimum et ne pas considerer la magie comme une solution à un probleme mais comme un probleme qui abouti à une solution.

aprés il semblerait selon certain que j'ai une conception un peu etrange de la magie mais bon, moi je ne voi pas le probleme, et e suis sur que tu adhere à certaines idées que j'expose
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 18:47

Intéressant.

Puis je te demander en quelle année d'étude de psychologie tu es ?

De quelle fac freudienne s'agit il stp ? (j'y connais rien aux écoles de psycho, j'ai tout appris tout seul)

Point important : Freud s'est axé sur l'inconscient "personnel" (première et sedonde topique : conscient, subconscient, inconscient, puis 2e : moi, ça, surmoi), tandis que Jung était en faveur et pronait l'inconscient collectif.

Ce dernier (Jung) étant considéré comme le successeur de Freud, on peut penser au débat philosophique entre Platon et Socrate : Platon est son successeur, dont il a poursuivi les recherches et peut être même découvert des nouveaux trucs (données, concepts, etc), mais Socrate détient des bases cependant indispensable dans son discours propre.

La comparaison grecque s'arrête là, car pour revenir à nos deux chères écoles, Jung affirmait que la découverte de l'inconscient collectif était une sorte d'étape d'après succédant à la découverte de son Soi / Moi.

Même si en réalité bien sur les choses ne sont pas figées à ce point, et qu'il faudrait rajouter une bonne dose de relativité et de développement dans tout ça, pour donner un peu plus de corps à mes idées.

Exemple : Il est possible d'être visité par son trikster avant d'avoir dépassé la phase d'auto complaisance dans son narcissisme primaire, etc.

Jung affirmait qu'il concevait que les relations humaines pouvaient presque toujours se résumer à des confrontations (ou échanges pour ceux qui ne voient pas la guerre partout) des archétypes personnels de l'un à l'autre.

Exemple facile (je suis encore qu'au stade de découverte et de vérifications des ces assertions) : j'utilise mon trikster (archétype espiègle de Jung) envers quelqu'un, en me moquant de lui, ou en mettant à l'épreuve ses propres convictions en les remettant en cause, ce à quoi mon interlocuteur va répondre en utilisant son enfant intérieur (il est indigné qu'on ait osé remettre en cause sa dignité en se jouant ou en se moquant de lui), et donc va faire apparaître son moi profond.

Qu'est ce que tu en penses ?

Penses tu être capable de mieux percevoir les choses, avec plus de précision ou d'acuité ?
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 18:57

Pour répondre à ta conception de la magie, je pense qu'elle est très loin d'être "bête" ou étrange, car voilà ce que j'en pense à mon tour et y répond :

distinction primaire (provisoire pour faciliter l'explication) entre le bien et le mal, ou bien encore le sain et le pas sain.

Les psychologues, les psychiatres, et psychanalystes ont pour but et mission de soigner, traiter, et si possible guérir les gens, les souffrants.

En cela ils seraient à rapprocher de tout ce qui est appelé "magie blanche", magie bénéfique, qui tend vers cette notion de bien que j'ai évoqué, qui selon la conception dualiste philosophique du yin et du yang serait en accord avec l'état "sain" de la personne (bonne santé, bonne humeur, bon moral, qui tend vers la construction, de soi, et donc de la société légale).

Tandis qu'une forme de sorcellerie (magie dite négative), et surtout qui serait subit par la personne (exemples des possessions, par une éventuelle entité de l'astral, bref contre son gré), serait le signe, l'indicateur d'une perturbation dans l'écoulement libres et harmonieux des énergies environnantes (celle des objets mais aussi ceux de la psyché).

Autrement dit, là où je te rejoindrais, c'est en disant qu'une personne subissant les conséquences d'une possession non voulue (que l'entité soit venue elle même ou alors qu'elle ait foirée un rituel d'invocation) serait donc dans un état (physique ou mental) malsain, et donc souffre.

Et donc le psy a pour but de la soigner, afin de rétablir ses facultés mentales et psychiques, pour que la personne puisse reprendre le cours de sa vie qui va dans ses intérêts et la construction de celle-ci.

(se protéger des problèmes, améliorer son confort de vie, sa richesse matérielle, son bonheur, etc)

Wink

PS : un psychologue n'est pas obligé je pense de penser à propager son énergie ou de faire des travaux spéciaux pour travailler sa visualisation, comme le font les magiciens, normalement s'il éprouve sincèrement les formes de compassion et d'empathie envers son patient, les flux d'énergies guérissant ou soignant vont se propager quand même dans la pièce et sur le patient, en plus de son discours oral)
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 19:09

le psychologue agit sur les corps émotionnel et sentimentaux de la psyché de l'individu (pas toujours non plus, mais souvent), là où celui qui aspire à être un "super" magicien va développer toutes ses instances psychiques intérieures (dans l'idéal recherché).

Exemple : corps émotionnel, volonté, corps énergétique, chakras, intégration (ou jeu ?) avec des aspects aussi bien bénéfiques que maléfiques. Pour ce dernier cas la personne pratiquante magicienne avertie estimant que c'est pas "mal" de faire de la magie avec des entités maléfiques, c'est juste une entité qui se comporte différemment, et qui à un caractère et une personnalité différente, et non pas quelque chose à éviter, mais plutôt à invoquer quand elle le sent bien (c'est plus difficile et dangereux c'est ça la différence), car les entités maléfiques permettent d'obtenir d'autres "trucs" avantages que les entités bénéfiques n'octroient pas, car ne les détenant pas.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 20:09

je pense etre capable de comprendre ton premier message, je ne dirai rien la prochaine fois. Aprés tout, à quoi bon.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 20:18

hé dis donc tu parles super bien en plus!

Je saisis ce ke tu veux dire. J'ajouterai même ke tu es loin d'etre le malade mentale que tu pretend dans ton premier post

1) tu maitrises très bien les concepts dont tu nous parles
2) tu affirme ta folie et la reconnait: ce que ne fait pas le vrai psychopathe, qui ne peut pas comprendre sa folie.
3) tu sais parler au chat, et ça c'est vraiment dur...

Si tu veux savoir je suis en seconde année de psychologie... je sais c'est pas enorme mais bon, j'ai redoublé pour des problemes de temps et de travail (bin oui la vie est pas toujours facile).
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 20:38

lechat ducomté dechester a écrit:
hé dis donc tu parles super bien en plus!

Merci, il ne tient qu'à toi de me rendre la pareille Wink


Je saisis ce ke tu veux dire. J'ajouterai même ke tu es loin d'etre le malade mentale que tu pretend dans ton premier post

1) tu maitrises très bien les concepts dont tu nous parles

Est ce suffisant pour gérer sa vie et s'en sortir ?

Oui, j'ai fait des recherches assez poussées et approfondies, mais je regrette de ne pas avoir suivi de cursus scolaire universitaire en ce sens. C'est pourquoi j'en profite pour te dire que je te conseille de ne surtout pas lacher tes études, tu pourrais le regretter par la suite (sans vouloir jouer à être ton père).


2) tu affirme ta folie et la reconnait: ce que ne fait pas le vrai psychopathe, qui ne peut pas comprendre sa folie.

Très pertinent, et ça va me permettre de conclure avec simplicité mais efficacité mon premier post : Un "fou" est donc celui qui, par son comportement associal, hors normes, déviant, va rappeler aux autres (ceux qui sont en sa présence pendant l'instant de sa "crise de folie déviante") que la transgression des règles induit dans l'esprit des gens l'instabilité (ils percoivent pendant un court instant la part d'ombre ou le chaos), et donc peut engendrer une peur passagère.

Et donc, ça va avoir pour effet d'inciter les gens dits "censés", normaux, qui tendent vers la construction et la vertu en général, à ne pas imiter le "fou" qui vient de commettre la transgression, et donc les inciter à réintégrer le plus vite possible le cadre de la normalité et des règles en vigueur (moeurs, bien, morale, lois, règles, etc).


3) tu sais parler au chat, et ça c'est vraiment dur...

Heureux d'avoir pu attirer ton attention, mais je le perçois (si je me trompe pas) comme une sorte de pique pour me dire que tu voulais montrer une forme d'exigence envers les autres ? Saches que c'est inutile, bien qu'aussi l'expression d'un souhait d'élever le niveau... Wink

Si tu veux savoir je suis en seconde année de psychologie... je sais c'est pas enorme mais bon, j'ai redoublé pour des problemes de temps et de travail (bin oui la vie est pas toujours facile).

Ok, merci pour ta réponse.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 16 Nov 2008, 20:46

Le "fou" est donc celui qui a pour role de faire entrevoir le chaos, l'instabilité, et l'éventuelle dangerosité du fait de ne pas vouloir suivre les règles et codes établies qui vont dans le sens de la construction sociétale et morale.

Lorsque le "fou" va se mettre en oeuvre, révéler et exhiber sa folie devant les autres, la vision de son comportement innaproprié et / ou déviant (et plus il l'est plus l'impact est important), va faire se projeter l'esprit d'autrui dans les premiers stades de l'hallucination (dans le sens d'une vive surprise mêlée de doute), voire lui faire peur, et donc l'inciter à vite remédier à sa propre folie / inconscience en réintégrant le plus vite possible les règles et comportements correspondant à la fois à ses intérêts moraux (préserver son intégrité et son image de respectabilité), et les règles de la construction sociétale (lois, moeurs, règles, construction, bon sens, etc).
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Lun 17 Nov 2008, 08:46

oui mais le fou est il fou? ou n'est ce pas la société qui est folle? La normalité reste ici un concept extremement flexible.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Lun 17 Nov 2008, 12:16

lechat ducomté dechester a écrit:
oui mais le fou est il fou? ou n'est ce pas la société qui est folle? La normalité reste ici un concept extremement flexible.

Facile :

1/ il y a le fou inconscient de ses actes, et le lucide qui peut feindre une forme de folie (sans calcul, de façon spontanée, en général plus douce et moins spectaculaire), pour exprimer un ressenti qui veut dire : "Ce que tu viens de me dire ma parait insensé, alors pour t'en faire prendre conscience j'y répond par une réaction similaire, comme si je rentrais dans ton jeu, pour te montrer que d'une part je trouve que tu "délires", et en même temps pour t'en faire prendre conscience".

(alors dans ce cas là c'est à rapprocher du mimétisme volontaire, de l'imitation de l'autre)

Cet exemple n'a rien d'exceptionnel, on peut le voir se faire tous les jours et souvent dans la vie courante.

Plus simplement c'est quand quelqu'un dit à l'autre : "tu délires ? tu n'es pas sérieux ?", sous entendu arrêtes de délirer, sinon je te vannes.

Donc toujours pour finir de démystifier, la folie (douce) n'est pas une chose mystérieuse, c'est juste un état d'être différent, à caractère déviant par rapport à un comportement dit normal, qui permet de rétablir l'ordre et le retour à la normale du cours des choses, en faisant entrevoir la tournure que pourrait prendre les choses si on faisait n'importe quoi.

2/ Quant à la société et la normalité, la règle en vigueur veut que les gens doivent tendre vers le bien et la construction, et ne pas exprimer en public leur pulsions ou leurs envies en contradiction avec les moeurs. Je ne fais que rappeller le principe du tabou de Freud et la trangression là.

Celui qui transgresse en sachant ce qu'il fait (c'est à dire en ayant conscience que d'une part c'est pas pour détruire et qu'il est lui même bien intentionné), a pour but de montrer la part d'ombre ou de malséance qui

Ca peut faire sortir les gens de leur torpeur, ou de leur propre inconscience. Ou leur faire faire une prise de conscience en accéléré.

Mais encore une fois, il y a des moyens plus soft de se comporter, comme par exemple raisonner tranquillement, en posant des questions ou en faisant des propositions, comme quelqu'un qui accepter de discuter et de remettre en cause les choses établies pendant un moment pour discerner le vrai du faux, et pour trouver l'action la plus appropriée à entreprendre.

(un moratoire en quelque sorte, une conversation dans le but de prendre des décisions).

Sinon, pour être plus technique, j'essaye une petite classification de l'état déviant et l'état normal, pour faire un petit comparatif :

normalité : bien, sain, construction, bien être, joie, poursuite du bonheur, vertu, règles, lois, normes pour donner des cadres, ouverture, harmonie, préservation de la vie, respecter les intérêts et la liberté des autres, leurs besoins, etc

déviance : mal, perversité, vices, destruction, nihilisme, désiquilibre, perturbation, nuisance (à soi ou autrui), etc.

Mais, pour nuancer, je donne l'exemple de la sexualité, où dans ce contexte les choses peuvent s'inverser, comme par exemple une partenaire qui aime des formes de vices (réprimées ou mal vues dans un cadre sociétal qui demande à respecter des apparences ou une image vertueuse).

La sexualité peut exiter par son aspect scandaleux, et sert entres autres à se défouler dans l'intimité d'avoir refouler pendant toute la journée ses pulsions ou envies dans les cadres professionnels ou de relationnels dans la société constituée.

Sinon, le masochisme est un autre exemple, un peu plus extrême, où il peut paraître paradoxal pour l'ado ou le puceau qu'une femme puisse aimer qu'on lui fasse mal, alors qu'on lui a rabaché pendant toute son enfance (sutout ses parents) qu'il fallait toujours faire le bien et être "gentil".

En réalité, ca serait nier et emprisonner nos pulsions (sexuelles, de vie et de mort), qui sont présentes dans notre esprit inconscient, qu'on le veuille ou non, et les réprimer / refouler trop longtemps peut au contraire être source de perturbations ou de désiquilibre mental à la longue.

Les psy savent bien tout cela, et c'est pour ça qu'il sont en faveur d'une vie sexuelle pour permettre de se défouler de ses pulsions, et ainsi s'équilibrer et être serein lorsqu'il faut recommencer à jouer le jeu de la bienséance et du bon comportement dans la vie sociale et professionnelle.

(image de marque à respecter, l'image que veut se donner une entreprise, et pas seulement pour donner l'impression qu'elle est "bien", mais aussi de façon plus neutre pour suivre et appliquer des politiques de sérieux et de respectabilité, pour inspirer la confiance et la compétence)

exemple : "Chez SFR, nos employés sont toujours à votre service, et soucieux d'informer nos clients en toute honnêteté".

C'est un exemple fictif et simpliste, mais qui résume bien la chose de la normalité.

Bref, je fais que du rappel, je me demande si je pourrais pas plus synthétiser ce que je dis, car là j'ai pas préparé mon texte, j'ai rédigé sur mon clavier les idées telles qu'elles me venaient en tête.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Mer 03 Déc 2008, 09:45

"A, à, à la Freud leue leue, lalalala, à, à, à la Freud leue leue, lalalala...."



Sommaire




1e topique : la pathologie

2e topique : la maladie




Le mot pathologie est un terme utilisé en médecine occidentale
pour décrire la même chose qu'une maladie. Le mot pathologie est issu
de la langue grecque, tandis que le mot maladie est d'origine latine.


1e topique : la pathologie




C'est en se référant à l'éthymologie qu'on peut retrouver le
sens premier de ce mot, qui, en le décomposant, peut se traduire par :

pathos = passion

logos = discours, étude.


Donc, le "discours de la passion".

Ou : "l'étude des passions"


http://fr.wikipedia.org/wiki/Passion


Le "discours de la passion" : En ce sens une maladie serait
donc dans les faits une personne qui exprime ce qui correspond à une
passion qu'il ressent ou éprouve.

L"'étude de la passion" en
serait l'étude dans le but de les connaître, les comprendre, puis
éventuellement les soigner pour les psychologues et psychiatres.


Pour plus de développements approfondis, il y a la passion vu dans un point de vue et analyse philosophique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Passion_(philosophie)


Cependant, le "discours du pathos" prend une toute autre
tournure quand on la considère du point de vue de la rhétorique,
notamment selon Aristote :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pathos



"Le pathos désigne un des trois moyens de conviction du discours dans la rhétorique classique depuis Aristote.


Tandis que le pathos est une méthode de persuasion par l'appel
à l'émotion du public, l'èthos renvoie sa force de persuasion à
l'intégrité de l'orateur. C’est souvent par les passions que triomphe
l’éloquence ; pour les maîtriser, l’orateur doit connaître les ressorts
et les moyens qui servent à les exciter ou à les calmer. Ces stratégies
ne sont pas exclusives à la rhétorique : elles conviennent à tout
procès linguistique qui dépend de la sympathie (ou au moins de
l'attention) de l’autre pour sa mise en œuvre, de la conversation
ordinaire à la prose la plus élaborée. Les pathè témoignent d'un
rapport à autrui qui varie en degré d'émotivité, selon qu'il s'agisse
de le séduire ou de le confondre, de l'influencer ou de le subjuguer,
d'agir sur lui ou de le faire agir pour soi."



Il ne s'agit donc plus de subir, mais de feindre un état à
caractère qui se veut négatif pour convaincre un auditoire, le discours
du pathos n'étant plus qu'une stratégie pour celui qui le maitriserait.


On rejoindrait ainsi par cet angle de vue les facultés, ou
rôles du "fou" dans la société, que celui-ci soit délibéré ou accomplit
de façon involontaire (anosognosie, spontanéité incontrolée,
inconscience, etc.).


Il pourrait être intéressant de s'interroger sur ce dont
pourrait être capable les personnes subissant les types de pathos les
plus prononcés.


Par exemple, selon Aristote et les règles de la rhétorique,
il serait donc donné à un patient, un malade, la possibilité (le
pouvoir) de séduire, de confondre, d'influencer ou de subjuguer, d'agir
sur autrui ou de le faire agir pour soi.


Au passage, il n'y a pas de définition de "subjuguer" dans Wikipedia...




2e topique : la maladie




http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie


Elle serait à prendre plus dans un sens clinique, de prise en
charge, à la façon d'un infirmier, qui est préoccupé par les questions
d'ordres pratiques, matérielles, et d'intendance générale des prises en
charges.


Les synonymes ou mots appartenant au même champs lexical de la maladie sont, ou pourraient être :

passion (pour reprendre la 1e topique) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Passion


souffrance :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Souffrance


douleur :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Douleur


Quelques exemples de douleurs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorieouleur


malsain :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Malsain


Synthèse : Malades, oubliez votre douleur (méthode Coué), et
pensez que vous avez bel et bien un rôle à jouer dans la société, dans
les sociétés.
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chinche
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Mer 03 Déc 2008, 15:30

hé bien voilà une belle tartine qui m'a l'air fort alléchante, je lirai ça dès que possible Wink
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.magiemetapsychique.org
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Dim 14 Déc 2008, 19:48

C'est le tout premier texte qui est le meilleur chinche Smile

Et je l'ai paufiné aux petits oignons ^^
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Mar 23 Déc 2008, 17:23

Démystifications de la folie dans son contexte social



Pour parler sans détour, traitons de ce que la société occidentale appelle un "fou", un malade mental, un "psychopathologisé", pour utiliser un néologisme qui m'est cher.

Dans un premier temps, par simplification de langage, par rapport à ce qu'on appellerait le citoyen "moyen" occidental, quand on parle de maladies mentales, on est tenté d'orienter d'emblée notre pensée vers le domaine de la psychiatrie, et la psychologie.

Au passage, l'ignorance de ce qu'et la folie dans l'esprit des personnes dites ancrées dans la normalité sociétale et les personnes en souffrance psychique est souvent un des vecteurs les plus important dans les malentendus relationnels, et générateur potentiel des psychoses et névroses.

Autrement dit, l'handicapé mental ne serait qu'un triste sire, avec qui il faut certes compatir, mais qui n'est pas fonctionnel ni opérationnel pour l'évolution et la participation à la construction de la société, et donc n'est... qu'un inadapté...

C'est à dire, si l'on s'en tient à cette vision des choses, qu'il n'a aucun rôle, ou fonction à jouer ou à remplir, du moins à titre officiel dans la liste des métiers et professions reconnues étatiquement.

Une première façon de s'extraire de cette conception des choses très négative, voire à la limite du nihilisme pour la personne concernée, car ayant tendance à renier son existence et sa place au sein de la société constituée, consiste à se tourner vers un autre domaine, qui reste proche de la psychiatrie, l'ethnopsychiatrie (1).

Ce domaine se détache de l'aspect clinique et purement thérapeutique et curatif pour y mêler des notions d'ordres sociologique et culturel.

On y apprend, pour ne donner qu'un exemple parmi d'autre mais éloquent et explicite, que ce que la psychiatrie occidentale dénomme à propos de certaines personnes comme étant un schizophrène, est appelé dans d'autres pays et cultures un chaman, un sorcier, un magicien (6).

La schizophrénie (normalement on devrait dire "les schizophrénies" pour être plus juste et exact, car il en existe plusieurs formes différentes) est un mot inventé par la psychiatrie pour désigner ce qui est, après avoir dépassé le stade de la conception de simples "troubles" ou désordres de la pensée et de la psyché, rien d'autre que des facultés psychiques plus ou moins poussées (en intensité), mais qui ne sont ni maitrisées par la personne, ni même étant perçues comme telles, car souvent le patient, étant plongé soit dans l'inconscience, soit ignorant de sa propre condition et état général, voire les deux à la fois, ne peut supposer ou imaginer que, pour poser une première conclusion, les psychopathologies contiennent en réalité des aspects positifs, voire parfois enviables.

Il suffit de voir ce qu'est le discours du pathos en rhétorique pour commencer à comprendre ce qu'on peut faire dans une optique délibérée (5), bien qu'en ce qui concerne les malades mentaux, ce genre de discours est énoncé ou vécu de façon subite et non intentionnellement pour obtenir quelque chose dans un but manipulatoire. La contrepatie immédiate est bien sur la souffrance, la régression, et le malheur.

Parmi ces dernières on peut citer, dans une optique relationnelle, le rejet de l'autre, de ses semblables (thèse du bouc émissaire (2)), la perte d'énergie, ou bien les perturbations mentales induites par l'exercice et la pratique de ses facultés psychiques, toujours mis en oeuvre de façon involontaire et inconsciente pour "celui qui ne sait pas".

Dans la magie, qui est laissée à la libre croyance de chacun, le recours à des états modifiés de conscience (EMC en abréviation (3)) nécessite normalement un état stabilisé intérieurement, ainsi qu'une étude théorique préalable. Sinon, les dons du malade mental peuvent consister dans une moindre mesure à des formes d'empathie, ou de perceptions accrues de la réalité, voire de plusieurs dimensions de façon simultanée.

Et c'est ce genre d'exercice de facultés engendrées qui fait souffrir le "fou", souvent depuis la tendre enfance, de façon totalement méconnue, ou anarchique, inattendue, souvent soudaine, violente, pour lui comme pour les autres, ou involontairement, car, pour faire simple, il ne comprend rien à ce qui lui arrive, pouvant subir par exemple la dépersonnalisation ou la déréalisation.

Cette vision des choses se rapproche du fatalisme, comme si le souffrant n'était que le jouet du destin, des puissances supérieures surnaturelles, pour ceux qui sont croyant, étant manipulé comme un pantin par les Déités qui lui imposeraient les souffrances, qui peuvent être interprétées (mais seulement en apparence) comme une forme de sadisme de leur part.
Un sadisme de ce qui est interprété au départ comme une forme d'injustice épouvantable et incompréhensible de la part des puissances supérieures surnaturelles vis à vis des ces maux infligés.

C'est en tout cas comme cela que sont perçus les troubles du souffrant dès qu'il retrouve un peu de lucidité, et qu'il soit plus ou moins croyant en la spiritualité.

En réalité, on peut signifier une thèse défendable qu'un passé traumatique ou aliénant (ou autres qui impliquent une forme d'altération des facultés mentales) pouvait être aussi vu comme une sorte de "formation" accélérée pour acquérir les facultés psy ou parapsychiques plus vite qu'une personne dite "normale", qui elle devrait passer par des études théoriques préalables, et un apprentissage de ses facultés et talents psychiques.

Par exemple, une personne ayant vécue l'oppression intense, un martyre, sous forme de drame familial (thèse des familles schizophrénogènes (7) et (Cool), ou n'importe quelle forme de traumatisme, développe des mécanismes de défense intellectuels et psychiques important, dans une optique de survie. Ces mécanismes peuvent entrer en jeu dans la siscion de l'esprit. A force de craindre pour chaque acte ou parole énoncée, d'abord par sa famille proche puis par extension par autrui, il va entamer un calcul (ou un réflexe) de remise en cause des assertions par la contradiction systématique, au lieu de passer outre en cherchant à avancer.

Le conflit généré consiste à être partagé schizophréniquement entre le désir de se défendre contre l'oppresseur en lui imposant un avis contradictoire (c'est souvent le premier qui se présente à son esprit, mu par l'impossibilité de mieux raisonner), et le sentiment de nécessité d'y renoncer pour ne pas envenimer le conflit, en craignant pour sa vie s'il réveillait un courroux, en anticipant la réaction d'autrui.

Ce conflit est souvent construit pendant l'enfance, du fait d'une prédisposition à une certaine fragilité psychologique, puis devient le mode de pensée normal du souffrant, jusqu'à l'aliénation mentale.

Par exemple, toujours dans la schizophrénie, le souffrant est celui qui est incapable de construire, d'avancer dans le raisonnement (de même pour les actions, ce qui fait croire à l'incapacité motrice parfois, alors que cela peut être uniquement psychique), et donc remet en cause chaque assertion ou proposition à chaque instant, ce qui pourrait être comparable à l'une des techniques de l'introspection en psychanalyse, par la remise en doute des croyances ou convictions du sondé. Le but n'est donc plus d'avancer dans le sens d'une construction, d'un projet, mais de tenter d'oeuvrer involontairement et inconsciemment pour l'évolution de l'autre (développement personnel ou résolution des conflits).

Cette confusion entre le but du dit normal et du dit fou est une illustration des perturbations relationnelles à l'origine des conflits ou des phénomènes de rejets. Discours type du dit normal : "Qui est il, lui, pour me mettre en doute, alors que mon but est de construire ?". Le schizophrène met en cause l'intégrité et / ou la vertu du normal sans demande préalable de sa part, possédé qu'il est par ses troubles comportementaux, et donc la méconnaissance des codes sociaux communs, qui auraient exigés au minimum un cadre de départ pour fixer les intentions de chacun.

C'est un peu comme si le "fou" voulait entreprendre une "psychanalyse sauvage" (sans cadre ni rèbles préétablis), que celui-ci soit en mesure de parler ou non. C'est l'intention qui compte dans ces cas là, car génératrice de passions (dans le sens du pathos).

Seulement, la plupart des gens ignorent le concept d'introspection, ou même de la conscience du "fou" à pouvoir s'imaginer vouloir en faire avec ses semblables, et ces premiers interprètent les tentatives de développement personnel (ou de résolution des conflits)
par le souffrant comme des délires, des incohérences, ou bien encore des discours bizarres ou hors-sujets, n'y accordant pas ou peu d'attention.

A l'opposé, d'autres personnes ayant eut une enfance ou un passé sans histoire difficile, peuvent aussi vivre des phénomènes à caractères psychiques ou surnaturels, mais le choc des confrontations cosmiques mythologiques (9) est néanmois suffisant pour engendrer la psychose, et les formes d'angoisses associées.

Ces derniers auront une atitude potentiellement plus pacifique, mais leur fonction restent du même ordre d'idée, ses perceptions engendrant toujours une souffrance, et un comportement souvent inapproprié.

Pour tenter de donner un exemple concret, le fait de savoir ce que ressent son interlocuteur comme conflit intérieur profond, ou comme passion dans le cas de la perception de l'empathie, mais qu'il n'ose pas révéler, est générateur d'angoisse et de blocage relationnel. Il sera tiraillé schizophréniquement entre son désir de lui révéler son conflit dans un souhait de résoudre celui-ci pour lui apporter un soulagement, et feindre l'ignorance (pour ne pas révéler qu'il est capable de faire ce genre de prouesse), cette deuxième option étant également insuportable, car il souhaite aider l'autre, et le manque de sincérité pouvant lui aussi générer de l'angoisse.

Une autre raison source du tiraillement à caractère schizophrénique consiste à ne pas vouloir révéler à l'autre ce qui n'est pas censé le concerner, mais de vouloir le faire quand même, faisant passer la recherche des résolutions des conflits des autres comme priorité pour leur bien être au détriment des souhaits de son interlocuteur. Ce dernier ne voulant très souvent pas parler de ses problèmes avec une personne qui ne semble pas fiable du tout (aucun cadre officiel ou légal, parfait inconnu, ou membre de la famille catalogué comme inapte pour troubles mentaux).

Pourtant, le "fou", dans son altruisme issu de la gentillesse de son amour du prochain (lorsqu'il n'est pas psychopathe), aimerait pouvoir soigner tout le monde, autant qu'il aurait aimé qu'on puisse le soigner lui même avant que ses troubles ne dégénèrent, ce dernier point l'incitant à le faire sans avoir présent à l'esprit les cadres d'exercices thérapeutiques légaux (cabinet d'un psy, cliniques, centres thérapeutiques, etc). Et surtout, le fou "oublie" (ou se moque) de savoir qu'il est de "l'autre côté de la barrière", c'est à dire que c'est lui qui est considéré comme nécessitant de l'aide.

Ainsi, un "fou" serait donc, pour poser une première conclusion, une persone ayant des facultés psychiques ou parapsychiques plus ou moins importantes (empathie, mediummisme, chamanisme, etc), qui d'une part ignorerait ce qu'il fait (inconscience, dépersonnalisaiton ou autres troubles), et d'autre part ne maîtriserait pas bien, ou seulement en partie ses facultés, ou devant composer contre son gré.

Le "fou" non stabilisé en phase de symptômes positifs (agitation, passage à l'acte) est donc celui qui a pour role de faire entrevoir le chaos, le mal, l'instabilité, le doute, l'incertitude, pour résumer tout ce qui est négatif, et l'éventuelle dangerosité du fait de ne pas vouloir suivre les règles et codes établis qui vont dans le sens de la construction sociétale et morale.

La psychanalyse jungienne proposerait elle qu'elle fait entrevoir la part d'ombre en chacun de nous ?

Lorsque le "fou" va se mettre en oeuvre, révéler et exhiber sa folie devant les autres, la vision de son comportement innaproprié et / ou déviant (et plus il l'est plus l'impact est important), va faire se projeter l'esprit d'autrui dans les premiers stades de l'hallucination (dans le sens d'une vive surprise mêlée de doute), voire lui faire peur, et donc l'inciter par retour introjectif à vite remédier à sa propre folie / inconscience, en réintégrant le plus vite possible les règles et comportements correspondant à la fois à ses intérêts moraux (préserver son intégrité et son image de respectabilité, ainsi que son propre équilibre intérieur), et les règles de la construction sociétale (lois, moeurs, règles, construction, bon sens, stabilité, etc).

En ce sens, le fou aurait donc un rôle de stabilisation et de retour à la normale du cours des choses, sans que les normaux n'aient eut le temps de s'en rendre compte, accordant plus d'importance au retour de leur propre intégrité qu'à l'analyse de l'action induite par ledit fou au moment des faits.

A l'inverse, le "fou" en phase de symptômes négatifs va permettre de mesurer ce que lui inspire l'autre, et voir sa réaction. Ca peut être inspirer de la compassion, de la miséricorde, pour les personnes dignes, ou susciter l'indifférence ou le mépris pour ceux qui ne sont pas dignes.

La conséquence étant le jugement sur la pureté ou l'impureté des sentiments, même si ces derniers ne sont plus ou peu pris en considération dans nos sociétés modernes, du fait de la banalisation des SDF ou des mendiants.

Extension à caractère spirituel

On peut se poser la question de savoir si les limitations de la perception du "fou" (son inconscience) serait une façon, un moyen trouvé, employé par les Déités pour empêcher de dévoiler ou révéler au patient ainsi qu'à l'humanité la vérité sur la fonction, et les conséquences des facultés psychiques à visées surnaturelles.

Pour moi, la réponse est pour l'instant : oui.

Car appartenant aux arcanes dites du "firewall terrestre" (4), sorte de mécanisme céleste, véritable pare feu de l'inconscient collectif, qui a pour fonction de cacher aux yeux des hommes certaines réalités surnaturelles qui nous gouvernent, nommées génériquement sous le terme de destinée par les croyants, ou inconscience par les psychanalystes.

Merci de m'avoir lu.
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Mar 23 Déc 2008, 17:23

_____________________________

Annexes


(1) ethnopsychiatrie : lien descriptif :

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/ethnopsychiatrie/culture.htm

(2) bouc émissaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouc_%C3%A9missaire

(3) Etat modifié de conscience : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_modifi%C3%A9s_de_conscience

(4) Le fire wall terrestre :
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/schizophrenie/spirituelle-realisation-experience-sujet_158301_1.htm

Quelqu'un en parle dans ce dernier lien, mais son profil a été supprimé, on ne saura jamais de qui il s'agissait... ange

(5) Le discours du pathos en rhétorique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pathos

(6) le chamanisme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chamanisme

(7) thèse des familles schizophrénogène, lien pessimiste :

http://www.mens-sana.be/schizof/sc_6.htm

(Cool thèse des familles schizophrénogène, lien en faveur de la thèse :

http://209.85.129.132/search?q=cache:wYby4AazGlMJ:cairn.webnext.com/load_pdf.php%3FID_ARTICLE%3DCTF_026_0175+famille+schizophr%C3%A9nog%C3%A8ne&hl=fr&ct=clnk&cd=10&gl=fr

"On pourrait donc concevoir, qu’au-delà de l’atteinte génétique, les
facteurs environnementaux, qu’ils soient d’ordre psychologique, tels
que les attitudes et contre-attitudes, ou d’ordre physique, sont des
facteurs
d’induction épigénétique et créent ainsi, au niveau neuro-neuronal, une cartographie cérébrale modifiée."

(9) Les confrontations cosmiques mythologiques : "Anthologie du chamanisme" (S. Nicholson)

"On pourrait s'attendre à ce que le chaman, confronté au spectacle du
drame cosmique transcendental, perdi complètement le contrôle de ses
facultés de perception et soit submergé par la peur. Or c'est
précisément sa faculté de rester composé, jusque dans ses
confrontations mythologiques, qui le distingue du schizophrène. Comme
le dit Eliade, le chaman est un technicien du sacré. Son voyage
mystique est assujetti à la volonté."
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MessageSujet: Re: Explications et démystification de la folie   Mer 24 Déc 2008, 01:16

j'adoooooreee la dernière phrase... elle résume très bien les choses pour le chamane, le prètre mais aussi l'ésotéricien ^^
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